a vu "Grigris" (3/5). Film franco-tchadien présenté à Cannes avec un certain buzz autour de cette histoire de jeune handicapé qui danse comme un dieu et se retrouve dans un noeud de problèmes. Film artisanal, film touchant, film sans artifices ni artificialité. Tout est là, la force de l'espoir, le souffle de liberté, la fatalité du destin. Dépaysant et revigorant.

--

Grigris travaille chez son oncle. Le soir, il anime fougueusement les Dance-floor de la ville. Sa particul...arité? Paralysé de la jambe gauche, il pourrait se morfondre et broyer du noir. Célébrité locale, le destin l'assomme quand son oncle tombe gravement malade. L'hôpital réclame une telle somme qu'il doit participer au trafic d'essence. Mais tiraillé entre le besoin rapide d'argent et les caïds locaux, il va devoir choisir sa vie...

--

Gros coup de coeur de la semaine. Le jeune Souleymane Démé irradie de grâce à l'écran. Prodige de la danse, il semble maladroit et effacé dans les dialogues. Cet antagonisme relève la force de son corps par-delà son handicap, les mots sont peu de choses quand il peut véhiculer des émotions par ses mouvements de ouf.

Histoire de vie, histoire d'amour via la love story avec la belle Mimi, histoire de gangsters, tout est mélangé maladroitement, sans beaucoup de rythme, sauf quand le héros danse énergiquement. Mais qu'importe, le témoignage d'une vie locale, lointaine, blessée touche par son honnêteté (le héros est réellement paralysé, les rues grondent du bruit de la population) et cette Afrique si loin si proche irradie dans cette fiction pas forcément complètement fictionnelle.

--

Note: 3/5, l'espoir suinte à chaque image, la vie triomphe par delà les coups du sort du destin. Beau témoignage filmé.

Écrire commentaire

Commentaires : 0