a vu "Grand central" (3,5/5), "Magic Magic" (4/5), "Alabama Monroe" (4/5). Une bonne fournée de cinés, je ne dis que ça! Pourquoi aller perdre son temps au soleil quand on peut voir 3 bons films?

- "Grand central" présente l'histoire d'amour compliquée entre Gary (Tahar Rahim) et Carole (Léa "Jérôme" Seydoux) sur fond de radiations chimiques et atomiques. Sorte de galérien moderne sous-diplômé, Gary atterrit dans la vallée du Rhône pour devenir technicien de centrale. Les liens étroits unissant des équipes exposées quotidiennement au danger de la radiation fatale lui offrent une chance de salaire et de compagnons de vie. L'ambiance très mâle rejaillit sur tout le film, bien plus pour moi que l'amourette, mais passons. Un film d'hommes avant tout, unis dans un combat quotidien contre la dose mortelle.

Chemin faisant, Gary tombe dans les filets de Carole. Tandis que le partage des fluides corporels semble être une habitude pour ce personnage caricaturale et entier, Gary s'en trouve chamboulé, uni de plus en plus uni à elle chimiquement. L'alliance des corps n'a somme toute pas la même signification pour chacun d'eux. Au fur et à mesure que Gary prend de plus en plus de risques dans la centrale, s'exposant immodérément aux radiations, ce qui n'était d'abord qu'une passade sexuelle devient de plus en plus radioactive. Et met en danger ces prolos manquant de billes pour gérer les difficultés naissantes.

Après une scène d'ouverture magistrale, les scènes muettes et musicales enlèvent le morceau. Outre une excellente variété musicale, l'économie de moyens et de dialogues donnent cette profondeur toute particulière qui fait le sel du film. Les acteurs s'en sortent diversement. Tahar semble insuffisamment paumé pour un galérien mais donne le change face à une Léa "Henri" Seydoux qui revêt avec grâce les habits de femme légère, à la nudité crue et aux manières brutales. Quant à Olivier Gourmet, il est magnifique comme toujours.

Au final, l'histoire de mecs surpasse pour moi l'histoire d'amour. Toile de fond omniprésente, elle donne au film ce caractère inhabituel et supérieur à la simple bluette.

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