"God help the girl" (3/5) est une bluette inconséquente, à la légèreté vaporeuse et aux questions sans réponses. Musique omniprésente, scénario squelettique mais atmosphère insouciante. Le chanteur de Belle & Sebastian, Stuart Murdoch, s'essaye au cinéma avec une certaine réussite. L'histoire n'est pas vraiment difficile à suivre, on sort de la salle pétillant car le film donne la pêche.

La belle Eve (Emilie Browning) n'ose pas affronter l'existence et trouve un abri salvateur (mais illusoire) dans la musique, cette pop aérienne qui apaise le coeur et l'esprit. Atteinte d'une pathologie psy handicapante, elle fugue sans cesse pour tenter de trouver une issue. Sa rencontre avec le jeune James va l'aider à trouver la quiétude et à surmonter sa fragilité.

Avant de voir le film, je conseille de découvrir Belle & Sebastian, groupe de pop écossais aux chansons légères et mélodiques. Grand fan depuis les excellentissimes "Tigermilk" et "If you're feeling sinister" en passant par "The boy with the arab strap" ou "Storytelling", je suis dorénavant en filigrane leur carrière un tantinet essoufflée. Leur heure de gloire était entre 1996 et 2002 et je peux me considérer comme un fan hardcore de leurs premiers albums. Le film cite une chanson de Storytelling et déroule le fil des chansons composées par Eve. Chansons délicieuses contant des histoires du quotidien, avec des personnages en quête d'amour mais trop timides pour se livrer avec des mots.

Film frivole, voire décousu, GHTG vogue sur les nuages de la facilité avec des personnages attachants et à qui on aimerait passer un moment. La gentillesse, sentiment hélas guère plus à la mode, prime dans toutes les images, avec d'éternels bons sentiments qui donnent la pêche. Pourquoi céder au cynisme ambiant quand on peut vivre d'amour et de musique? GHTG ne se pose pas de questions, Eve trace sa route, fait des rencontres, cède à ses sentiments ou choisit de les retenir. 

Ian Curtis et Joy Division, Led Zeppelin, les Stones, le film cite de grands groupes de rock, ce n'est pas pour me déplaire. Stuart Murdoch ose de discrètes apparitions, Emilie Browning est dans 80% des plans et confirme sa singulière carrière. Passée par Sucker Punch, Sleeping Beauty et Magic Magic, Emilie multiplie les projets disparates et ne s'enferme pas dans une catégorie. Le brun et le bond lui vont tout aussi bien, elle ne choisit donc pas. Vivement ses prochains projets pour voir où la mènera sa sympathique carrière.

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