J'ai vu "Fou d'amour" (2,5/5). Un prêtre libidineux multiplie les conquêtes féminines dans un village reculé de la campagne française. Sa tête guillotinée raconte son parcours et son addiction à la chaire. Melvil Poupaud donne de sa personne dans un exercice de style inégal.


Parmi la multitude de films sortis ce mercredi 16 septembre, la bande annonce de Fou d'amour semblait prometteuse. Vu l'ampleur limitée du sujet, je pariais sur une mise en scène originale et rythmée pour tenir en éveil. C'est vrai pendant une bonne moitié de film avant la chute... et là, la lourdeur imprègne chaque plan. La folle course en avant du prêtre tourne à la torture, avec des longs plans angoissés, soulignant la tempête sous le crâne de l'homme de Dieu mais perdant l'ambiance.


Le dénouement final est annoncé tout en amont. Pas de surprises, la fin tragique est connue, seules restent les circonstances à découvrir. Inspiré de faits réels, ce Fou d'amour ne restera pas dans la mémoires.