a revu "Dallas Buyers Club" avec sa collaboratrice. Et c'est officiel, la note initiale de 4,5/5 est réévaluée, et nous obtenons le premier 5/5 de l'année. J'attendais à l'époque les autres grosses sorties du début 2014 (12 years a slave, American Bluff), que j'ai vues, et je n'ai plus de doute, DBC est bien le meilleur film de ce début d'année.

Je ne reviendrai pas sur les premiers éléments de critiques 
(disponibles ici: https://www.facebook.com/24Filmsparseconde/posts/10151974232007842) et insisterai simplement sur les prestations habitées des deux acteurs principaux Matthew McConaughey et Jared Leto. 

Le premier débute le film en roue libre, s'adonnant à la drogue, à l'alcool et au Sexe sans vergogne. Prototype du redneck péquenaud et homophobe du fin fond du Texas, sa vie ne semble être qu'un lupanar luxuriant où une énergie phénoménale l'habite et le pousse toujours plus loin. On comprend mieux que l'annonce de sa contamination au virus HIV, loin de l'achever, transforme ses errements en un projet à la mesure de cet homme bigger than life. McC porte le film sur ses épaules et il serait invraisemblable que la statuette lui échappe à la prochaine cérémonie des Oscars.

Jared Leto a lui aussi perdu au moins 20 kilos pour sa prestation de "Mister Madam" associé à McC pour fournir des traitements efficaces aux contaminés du Texas. Ce duo que rien n'aurait rapproché dans d'autres circonstances personnifie toute l'émotion qu'un tel contexte peut susciter. 

Je n'aurai qu'une chose à dire: si il y a un film à voir en ce moment, c'est bien DBC, à l'affiche sans discontinuer depuis déjà presque un mois.