a vu "Con la pata quebrada" (2/5) en projection presse (sortie le 18 juin 2014). Ce documentaire présente l'évolution de la condition féminine en Espagne depuis les années 30, à travers le prisme du cinéma ibérique. Plongée intéressante mais un poil trop caricaturale, hélas.

De la conquête de droits inédits au début des années 30, en passant par la plongée obscurantiste du franquisme pendant 40 ans, jusqu'à la libéralisation des années 70, le cinéma espagnol a fait évoluer l'image de la femme. Un kaléidoscope d'images sont attachées à la Mujer. Sainte, révolutionnaire, femme au foyer docile (et souvent batture), femme libérée (parfois un peu trop), femme moderne, les représentations liées a la conchita sont variées et ont évolué avec les moeurs... on est pas si éloigné que ça de poncifs éculés...

Le documentaire en joue d'ailleurs à foison, souvent à l'excès. Une analyse plus subtile via les films undergrounds de chaque époque n'aurait pas été de trop. A chaque époque, les représentations ont du être plus variées que ce qui est présenté. Le cinéma mainstream n'est pas le cinéma underground, mais ils cohabitent tout deux. Et ce qui aurait pu paraitre choquant en 1960 ne l'est guère plus...

 

L'évolution liée aux moeurs est forte compréhensible, étant donné la place de l'église et de l'état dans les affaires courantes à une certaine époque. Mais réduire une évolution lente et salvatrice à quelques clichés... ce n'est pas inintéressant, mais tout de même un petit peu juste.

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