a revu "Cloud Atlas", et se redemande les raisons obscures du lynchage médiatique récent. La salle était raisonnablement bien remplie, l'honneur est sauf et le bouche à oreille positif a fait son oeuvre. Rappel: note: 4/5.
Critique complète plus bas dans la chaine de critiques.

Je me suis amusé cette fois ci à voir les liens entre les 6 différentes histoires. Un avocat revenant au XVIIIe siècle d'outre mer et comprenant l'aberration du système esclavagiste, un jeune musicien idéaliste en prise aux conventions homophobes de son époque, une journaliste essayant de contrer les dessins machiavéliques de compagnies pétrolières, un vieil éditeur tentant de s'échapper d'un internement forcé, une créature artificielle mais bien humaine rejoignant la résistance contre un système futuriste, dictatorial et inégalitaire au 24e siècle, les survivants d'une catastrophe dans un futur indéterminé.
Des acteurs endossant des rôles différents dans chacune de ces histoires, des intrigues aux récits entremêlés, un rythme enlevé ne laissant pas le spectateur soufflé, je crie au film d'exception, total, généreux. Une cosmogonie évolue sous nos yeux, c'est grand. Quelle maestria dans l'organisation du film et dans les enchainements. Basé sur un ouvrage littéraire, il me tarde de l'aborder. Mais l'adaptation donne un résultat rien moins qu'époustouflant.

Les allégations de récit brouillon, de film incompréhensible, déroutant, et simpliste... je pense que des critiques paresseux et non concentrés ont du se baser sur les critiques américaines très négatives. D'ailleurs, la film a été un bide aux states et se révèle un succès en Europe. CQFD. A bien réfléchir, on comprend que ce film n'est pas calamiteux DU TOUT. Je le recommande. Chaudement.