Cette semaine, deux films venus de petits pays, non sans intérêts, voire très iconoclastes.

 

Le premier est "Clip", film serbe à très petit budget. L'histoire de Jasna, adolescente qui sombre dans le sexe, l'alcool et la drogue en croyant pouvoir grandir plus vite et échapper à une réalité qui l'asphyxie. Interdit aux moins de 16 ans, les coucheries sont répétées ad nauseam, le petit copain est vitreux comme une statue de granit, les rêves d'élévation sont plaqués au sol. La ...maturité ne proviendra pas des excès mais de la réalité elle-même. Un père qui se meurt, des visites dans un orphelinat, la violence de son ami finalement épris d'elle à la surprise générale, une suspicion de grossesse, telle une Ulysse au féminin elle rejoindra Ithaque après son Odyssée personnelle

Note: 2/5, le malaise est parfois... très malsain. Trop. Cru, radical, l'ambition artistique est cependant louable.

(Private Joke: Seb, c'est un film comme on les aime, dans la lignée de "Requiem for a dream", on aurait du aller le voir ensemble :D)

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Le second est "La playa", film colombien dans le contexte de Bogota. Tomas, jeune adulte, afro-colombien, veut percer dans la coiffure new style faite de motifs à coups de rasoirs. Mais sa famille le freine, ses problèmes ont des problèmes. Une plongée ultra réaliste dans les milieux marginaux de Bogota, avec un héros qui en veut, et sacrifiera sa vie pour ceux qu'il aime avant d'accepter de la vivre. Un film faits de bouts de petits riens, pourtant nécessaires et vitaux. Tomas ne lutte pas avec ses poings, mais avec son art et son espoir dans des lendemains qui chantent. Envers et contre tout.

Note: 3/5