2 comédies en 2 jours au cinéma: Caprice (3/5) et Broadway Therapy (2,5/5). 2 partis pris très différents qui peuvent toucher, égayer ou laisser de marbre. Le charme suranné d'une comédie française ampoulée, le film choral US efficace et burlesque au casting pléthorique. Les recettes sont distinctes, les flacons provoquent-ils l'ivresse?


Caprice est un exercice de style. Emmanuel Mouret met un professeur de mathématiques aux prises avec 2 femmes follement éprises de lui. Homme sensible et réservé, il touche la gente féminine par une emphatique délicatesse et une retenue maladroite. Virginie Elfira et Anais Demoustier enivrent notre Emmanuel Chain...euh, Mouret et lui offrent une alternative troublante. La maturité glamour et rassurante contre la fraicheur pétillante et faussement candide. Le ton est théâtral, affecté, les tirades ne sont pas spontanées, semblent déclamées. C'est un parti pris. On sort de la salle au bout de 20 minutes ou on se prend au jeu. Le compère Laurent Stocker tient la chandelle et enchaine les conquêtes. Long métrage onirique où des hommes médians séduisent des nymphes affriolantes. C'est un concept. Charmant.


Broadway Therapy sort la grosse artillerie. Le casting est ouf. Jennifer Aniston, Owen Wilson, Rhys Ifans, Cybill Shepherd et plein d'autres (dont quelques surprises que je ne dévoilerai pas). Les malentendus s'enchainent, les quiproquos s'accumulent, les recettes sont connues, les ficelles sont énormes. Les souvenirs d'une célébrité sont croquignolets. Difficile de résumer cette imbrication d'évènements absurdes. Pas vraiment d'authenticité, la machine décoche immanquablement des sourires, voire des rires sonores.


Au final, les 2 fonctionnent. On pourra préférer l'élégance bobo parisienne ou l'allégresse US faite d'excès et de grimaces outrées. 


Et vous, une préférence?