a vu "Bullhead".

Joie incommensurable que de pouvoir rattraper via les "incontournables UGC" les quelques pépites échappées du filet l'année précédente. On dira ce que l'on veut de la World Company, mais les UGC Ciné Cité + carte UGC illimitée sont les meilleures choses arrivées au cinéma depuis 10 ans.

Bullhead est une sorte de gros coup de poing dans l'estomac qui ne peut pas laisser indifférent. Je préviens les messieurs (et dans une moindre mesure les dames), âmes sensibles s'abstenir. Cette histoire d'éleveur de bovins flamand lié de près ou de loin au trafic d'hormones laisse tout d'abord méfiant, voire soupçonneux. Le physique monolithique de l'acteur principal (entrevu notamment dans "De rouille et d'os", grand oublié de la palme 2012) semble de prime abord un peu chiche, voire caricatural. Mais quelle erreur, je vous le dis, cette histoire diablement maitrisée vous amène dans les tréfonds de l'humanité, dans ce qu'elle a de meilleur, et parfois de pire.

Le temps est l'ami du réalisateur, et quand il le prend, et se laisse se dérouler une histoire a priori assez bof pour la faire décoller dans la stratosphère du génie, on touche au superlatif. Oui, cette tête de boeuf est bien un des plus grands films 2012. 

Mais je me répète, ouille ouille ouille... (comprenne qui verra).