J'ai vu "Belles Familles" (2/5). Les problèmes liés à la mise en vente d'une maison de famille ravivent des secrets enfouis et mettent à l'épreuve les liens humains. Le retour de Jean-Paul Rappeneau s'étire en longueur, avec une suite de péripéties qui s'enchainent sans fin, jusqu'à un sentiment de trop plein. La scène finale de concert (concerto de Schumann pour ceux que ça intéresse) sauve un peu la partie, pour les personnages et les spectateurs.


Galerie de personnages impressionnante: Mathieu Amalric, Marine Vacth, Gilles Lellouche, Karin Viard, André Dussollier, Nicole Garcia, Guillaume De Tonquédec. Tous ont répondu à l'appel du réalisateur de Cyrano de Bergerac, auteur de 8 films seulement depuis 1965. Jean-Paul se laisse le temps...


Figé dans un monde de conventions où l'argent ne fait pas le bonheur, ce Belles Familles vogue dans une dimension quasi imaginaire. Des notaires, des maires, des agents immobiliers... j'y vois en filigrane une critique d'une société sclérosée dans des privilèges surannés. Si ce n'est pas le cas ou si ce n'est pas voulu, le film peut se résumer à un vaudeville sans ampleur...