a vu Augustine. L'histoire d'une jeune femme du XIXe siècle soignée par un professeur reconnu dans le traitement de l'hystérie ovarienne. Les crises s'accumulent, laissant le Dr Charcot plus perplexe de crise en crise, la patiente et le ponte se rapprochant inexiorablement tandis que les symptôme persistent voire s'amplifient. Le clacissisme, voire l'académisme, du film, loin de m'avoir rebuté, m'...a plutôt fait penser à une intrigue policière où le "flic" s'activerait à creuser une piste qu'il imagine féconde pour finalement s'apercevoir qu'il a fait fausse route, jusqu'au retournement final (Kayser Sozeeeeee! :D). Dans le rôle de la présumée victime (coupable?), une jeune femme frêle et innocente (hum, oui, bon) qui découvre elle-même petit à petit le mal (oui, bon, hum) qui sommeille en elle. Un rythme qui pour ma part m'a semblé fort adapté au déroulement de l'intrigue, quoique lent et long, avec des personnages quand même très (trop?) XXe siècle pour un contexte censément plus austère et daté. Alors au final, quelle conclusion? La découverte de la "pathologie", le vide initial de connaissance à son sujet, les éléments éparpillés qui finissent par se rejoindre, le bouquet final, suivent un chemin sinueux et torturé qui m'ont plutôt intéressé. A notre époque, la pathologie n'en est certes plus une, mais les symptômes persistent, et je ne sais pas si leur compréhension a gagné en finesse. Fait-on fausse route? A travers les âges, le manque et la frustration, quelque soit leurs origines, sont toujour autant source de turpitude, et bien malin celui qui arrivera à les appréhender correctement. Mais ce qui manque, n'est-ce pas cette petite chose folle appelée Amour?