a vu "Au nom du fils" (2/5) en avant-première (sortie le 7 mai 2014). FIlm ultra iconoclaste qui, en partant du cas particulier des déviances dans l'église catholique protégées par la hiérarchie, vise la bêtise humaine et les faux semblants dévastateurs. On frôle un peu trop souvent la caricature et le parti pris, ce qui fait verser le tout dans une guimauve un peu potache, malgré de très bons moments.

 

Elizabeth est une mère de famille modèle, ultra-catholique, dévouée et aimante. Elle pète les plombs quand son mari meurt accidentellement (et bêtement) et que son fils est victime d'un prêtre un peu trop prévenant. 

 

Au premier degré, ce film est une charge explosive contre les scandales à répétition de pédophilie dans l'église catholique. Au second degré... eh bien, on a du mal à distinguer le premier et le second degré et un flou assez inconfortable subsiste après la projection. En mettant tous les oeufs dans le même panier (les camps d'entrainement de cathos intégristes, la pédophilie, l'aveuglement des brebis, l'hypocrisie ecclésiastique), le film dégomme tout azimut, générant un film au caractère non identifié, naviguant entre comédie et charge à fragmentation.

 

En ne sachant pas sur quel pied danser, on hésite à rire, à réfléchir ou à pleurer. Que penser quand tout est mélangé et que conscient/inconscient/subconscient se trouvent indéterminés? Tous les personnages semblent des caricatures sans épaisseur et bien heureux qui saura discerner entre les masques et l'authenticité au delà de ce que le film plaque froidement sur l'écran. Le résultat est un vrai OVNI, l'intention est complètement louable mais est-ce de la maladresse, un parti pris ou une intention? Le résultat met mal à l'aise et déçoit quelque peu.

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