a vu "Après la nuit" (3/5) en avant-première (sortie le 23 avril). Plongée mystique dans un ghetto créole de la banlieue de Lisbonne à travers la trajectoire de Sombra, jeune homme récemment sorti de prison aux prises avec une dette tenace et un gang bien décidé à la récupérer. Nihilisme post-moderne au coeur d'une cité quasi-mortuaire, où les vivants côtoient des presque zombies.

Exotisme assuré pour cette évocation d'un quotidien vécu la nuit à la manière de vampires paumés et désargentés. Sombra ne sort jamais après le levé du soleil, adore les longues nuits d'hiver et déteste l'été. Homme solitaire et désorienté, son existence navigue entre sa case toujours dans une obscurité rassurante, son caméléon domestique et les brigands du bidonville.

Les esprits ne sont jamais loin, rôdant à chaque coin de rue, guidant Sombra vers son destin. 300 euros, c'est le montant que Sombra doit retrouver pour rembourser un gang, ce montant très matériel le mènera aux extrémités du prêteur sur gages désireux de récupérer son dû. En sortant de l'ombre de la tranquillité, il s'exposera aux dangers de la trop grande visibilité, faisant fondre sur lui les esprits frappeurs.

Beau film sur la vie parallèle de quartiers désaffectés, sans véritable électricité, abandonnés de la société et seulement visités par une police omniprésente.

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