a vu "American Nightmare (The purge)" (2.5/5). Le film horrifiant du moment a été un grand moment de récréation. Pas vraiment de frissons ni d'horreur, mais une thèse intéressante sur la canalisation des pulsions meurtrières enfouies en chacun. Les acteurs font le boulot, le scénario est un peu léger, mais c'est distrayant. Pour quelqu'un qui ne voit jamais de films dans ce genre, c'est fun.

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Aux alentours de 2020, le gouvernement US a trouvé la parade pour sortir de la crise. Une fois par an, pendant 12 heures, la loi est mise entre parenthèses et chacun peut massacrer son voisin, son patron, son ex si ça lui chante. La famille Sandin se calfeutre derrière un système de sécurité perfectionné. Mais en laissant entrer un homme pourchassé, la famille se met les poursuivants à dos. Sauront-ils faire le bon choix, livrer le quidam ou se battre?

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Thèse intelligemment mise en scène, la population américaine se livre à une vendetta sanglante pendant 12 heures où la police, l'armée et les urgences ne répondent plus. Officiellement afin de juguler les pulsions cachées de chacun, l'autorégulation par le meurtre a fait remonter la bourse et la prospérité du pays. Mais l'objectif n'est-il pas d'éliminer les plus pauvres, les plus faibles, les plus vulnérables? Un peu comme à Sparte pendant l'antiquité, une frange de la population est sacrifiée pour le bonheur commun.

Le film joue à fond la carte de la caricature. Les Sandin, propres sur eux, avec Ethan Hawke comme père de famille, bénéficie de la purge. En effet, Ethan est vendeur de systèmes de sécurité et fait fortune. Dans le camp des nantis, il choisit de ne pas de livrer à la purge mais d'en rester à l'écart, derrière son système de protection. Sauf qu'évidemment, la famille sera attaquée de toute part. Pour avoir abrité un SDF, pour avoir fait fortune, le monde semble se liguer contre eux.

Et Ethan, qui tel Ponce Pilate souhaitait s'en laver les mains, se retrouvera dans le sang jusqu'au cou. Bourreau ou victime, légitime défense ou exutoire violent, le film navigue dans des eaux troubles, et les gentils ne seront pas forcément ceux que l'on croit. Intéressant, dérangeant... le film se fait poser la question: et moi, dans quel camp serais-je? Intéressant...

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Note:2.5/5, divertissant, intelligent, pas si sanglant, le film défouloir du moment.
 

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