a vu 3 films moyens au cinéma aujourd'hui. Des qualités mais aussi des défauts. "Ali a les yeux bleus", "May in the Summer" et "D'une vie à l'autre". 2,5/5 pour chacun, match nul, balle au centre!

- "Ali a les yeux bleus" est un film italien avec un jeune héros d'origine égyptienne qui se met des lentilles bleues. L'intérêt du film est de voir cet ado rebelle tiraillé entre ses envies de liberté et ses vieux instincts grégaires. Rejeté par sa famille mécontente de le voir fricoter avec une italienne qu'il kiffe à donf', il quitte le domicile familial pour vivre au petit bonheur la chance. Mais il refuse de voir sa jeune soeur se faire dragouiller par un de ses amis proches. Le paradoxe est prégnant, voire ambigu. Désireux de vivre dans cette société italienne en plein boom, il reste néanmoins attaché aux traditions. Poursuivi après l'agression d'un autre jeune, sa situation vire au noeud gordien.

Le jeune acteur s'en sort très bien, le rythme est vigoureux mais l'histoire manque d'ampleur. Quelques effets visuels un peu punchys n'auraient pas été de trop pour secouer tout ça.

- "May in the Summer" est une comédie romantique jordanienne, rien que ça. Tous les codes de la comédie US mais à Amman et non pas à LA. Charien Dabis, Alia Shawkat et Hiam Abbass, en plus d'être 3 beautés renversantes que je kiffe, animent cette histoire d'amour contrariée. Le film est plaisant mais laisse songeur. La famille est aisée, leurs problèmes sont des problèmes de riches, la situation socio-économique générale est laissée complètement de côté. C'est rafraichissant de ne pas avoir du conflit israélo-palestinien dans les pattes à chaque instant mais quand même un peu illusoire.

Je ne boude pas mon plaisir, j'adore les films du Moyen-Orient, j'ai passé un moment enchanteur à contempler les beautés de l'Orient.

- "D'une vie à l'autre" est un film norvégo-allemand avec pour toile de fond le rôle obscur de la Stasi dans l'après-guerre et les manoeuvres nazies pour subtiliser les enfants aryens des familles scandinaves. Annoncé comme un digne héritier de "La vie des autres", je trouve le comparatif gonflé. On approche ni de près ni de loin la maitrise du glorieux ainé. L'intrigue est pesante, on devine assez vite le pot aux roses et le dénouement s'étire en longueur.

 

Suspens bâclé, effets de manche inutiles même si acteurs impeccables (à noter la présence de la trop rare Liv Ulmann). Pas le thriller de l'année...

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