a vu "Alabama Monroe" (4/5). Le nouveau film belge de Felix Van Groeningen, auteur d'un très remarqué "La merditude des choses" en 2009, offre une plongée tragique et lacrymale dans la vie d'un couple roots. Elise tatoueuse de son état, Didier joueur de bluegrass dans un petit groupe de country local, ont choisi la liberté et la voie transversale. Loin des contraintes universelles, ils tracent leur route et vivent de leurs passions. Désireux de se faire oublier du destin, ce dernier va pourtant les rattraper.

Buzz météorique d'avant sortie, et film attendu de pied ferme. Film où la musique joue un rôle central sous les auspices d'une Amérique fantasmée, Alabama Monroe est un nom de code dont la signification ne sera dévoilée que tardivement, tandis que les évènements se bousculent dans la vie placide de ces deux quasi-marginaux. Parents surprise, leur petite fille toute mimi connaitra trop tôt l'épreuve de la maladie. Et à l'instar de "La guerre est déclarée", ce combat quotidien laissera des séquelles.

Le film touche bien souvent au plus profond, par sa tendresse pudique et ses coups d'éclat non maitrisés. Taxé de pleurnichard et voyeur par une partie de la critique, j'y retrouve le jusque boutisme du réalisateur, déjà entrevu dans LMDC. Pesant parfois, mais souvent touchant, cette virée dans un couple qui n'aurait peut être jamais du se rencontrer, deux indépendantistes de la vie qui n'auront aucun cadeau de cette dernière une fois réunis ensemble.

Pas le choix, 4/5 est le minimum à accorder à ce film belge pas comme les autres.

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