a vu "20 ans d'écart", comédie française gentillette de David Moreau, film pas trop prise de tête qui détend l'atmosphère par ce temps sibérien, ce qui vaut bien une note de 1,5/5.

Alice Lantins, 38 ans, se donne corps et âme à son boulot.Mais alors qu'une promotion est sur le point de lui échapper, elle décide de changer son image de psychorigide ennuyeuse en bombe atomique cougar. Le jeune et innocent Balthazar, à peine 20 ans, va en faire les frais, pour le meilleur et pour le pire.

Alors que le suprêmement drôle "Diner de cons" passait récemment sur une chaine à grande audience, je me suis laissé tenter par ce qui semble être une comédie dans l'ère du temps. La cougaritude est à la mode, on en parle dans les journaux et à la télévision, et il est in d'afficher des stars à la beauté fanée s'ingénier à paraitre jeune avec un minet sous le bras, palme à une Demi Moore superbement ridicule. Je n'ai rien contre la différence d'âge, seulement s'afficher aussi crânement est au mieux pathétique, et ça ne trompe personne.

"20 ans d'écart" prend le parti de l'ironie, avec une charmante Virgine Efira en train de jouer un jeu machiavélique pour le bien de sa carrière profesionnelle, au dépens du jeune Pierre Niney, charmant en plus jeune vainqueur du Loto croyant avoir fait succomber une ainée flamboyante. Il a la grâce de la jeunesse, et la timidité charmante d'un jeune premier. Ce qui donne un film aimable et indolore. Et même parfois drôle.

Surtout qu'il y a suffisamment de scènes croustillantes pour donner au moins 5 bonnes occasions de doucement rigoler à la multitude. C'est varié, parfois fin, parfois volontairement gros comme un iceberg (c'est de saison), parfois longuet, parfois rythmé.

On ne criera ni au scandale ni au chef d'oeuvre. Ce n'est pas un film nécessaire, mais ça touche sa cible. Au moins ce n'est pas balourd ni pas drôle. On applaudit, donc.